L’Afrique, terre d’opportunités pour le tourisme II : Du club au lodge, le loisir s’installe en Afrique

Du club au nord aux lodge au sud, l’Afrique est prisée par les touristes



Jeune, dynamique, encore relativement facile d’accès, l’Afrique attire les grands groupes hôteliers… Mais aussi le tourisme de loisirs, qui s’installe en Club au nord du continent ou dans des lodges plus authentiques en Afrique Subsaharienne. Des destinations qui ont le vent en poupe et qui pourraient bien être l’avenir du tourisme.


Rédigé par le Lundi 26 Novembre 2018


L'Afrique, terre promise du tourisme ? crédit photo : SergeyPesterev_Wikicommons_CCBY-SA4.0
L'Afrique, terre promise du tourisme ? crédit photo : SergeyPesterev_Wikicommons_CCBY-SA4.0
En 2018, l’Afrique est à l’honneur dans le monde du tourisme. C’est là que sont les destinations à la plus forte croissance.

La Tunisie revient en force, le Maroc est de plus en plus une valeur sure et l’Égypte aussi, notamment sur les côtes de la mer Rouge et en croisières sur le Nil.

Le marché avait été abîmé par la peur du terrorisme et les attentats qui avaient frappé la région. Aujourd’hui rassurés, les voyageurs occidentaux reviennent en force. Mondial tourisme, Voyamar, Tui, Thomas Cook, Fram… Tous les grands tour-opérateurs réinvestissent la destination.

Les lodges hauts de gamme

En Afrique subsaharienne, le marché est plus diversifié et accueille, de plus en plus, une classe moyenne africaine venus de pays limitrophes.

« Vu d’Afrique du Sud, où nous sommes depuis 25 ans, la croissance est quasi permanente et considérable » affirme Henri Menard, fondateur de l’agence réceptive African Eagle.

La clientèle occidentale, qui recherche l’authenticité, se détourne des grands groupes internationaux et leur préfère les lodges.

Et ça marche : au Bostwana, qui a su tirer son épingle du jeu notamment grâce à une offre plutôt tournée vers l’ecotourisme, des lodges en apparence simples mais qui se positionnent sur une offre de lodge plus haut de gamme affichent un taux de remplissage de 75% environ.

L’association “Relais et Châteaux” compte 17 hôtels et lodges haut-de-gamme en Afrique du Sud, un au Botswana, un à Madagascar et un en Zambie, 2 au Kenya et 2 en Tanzanie. A ceux-là s’ajoutent 5 au maroc.

D’autres choisissent, comme le Kenya, une offre plus moyenne gamme, pour attirer un public plus large, qui puisse rester plus longtemps. De ce point de vue, les infrastructures sont encore naissantes et pas forcément haut de gamme – mais l’envie d’expérience et de dépaysement remplace le besoin de confort.

Élargir l’offre pour attirer du monde

Si l’Afrique subsaharienne est encore chère, c’est dû au prix de l’aérien plutôt qu’aux prestations. « La Côte d’Ivoire était une belle destination, mais les prix des vols Air France, qui a la quasi exclusivité (avec Corsair) sont plus adaptés au voyage d’affaires qu’au loisir » explique Henri Menard.

Avec le dynamisme du secteur de l’aérien en Afrique, les prix pourraient bien descendre. Et ce qui est vrai pour l’aérien l’est pour le transport en général.

« Quand on fait des safaris, bien souvent on utilise des 4X4 avec 2 ou 3 places assises en plus du chauffeur. En Namibie, on en trouve qui peuvent accueillir 7 à 8 personnes, et qui sont spécialisés dans le tourisme : quand on a un véhicule adapté, c’est tout de suite moins cher » explique Henri Menard.

Ces données sont selon lui destinées à bouger et le prix va de fait baisser, attirant toujours plus de touristes. La demande en hébergement est donc pressante.

D’autant que les occidentaux sont de plus en plus en demande d’authenticité et d’une expérience en dehors des sentiers battus. La Tanzanie, qui a beaucoup communiqué attire, mais aussi les best-sellers que sont l’Afrique du Sud et la Namibie.

African Eagle élargit sa présence géographique et propose de plus en plus, à côté des safaris (un axe paysage et ecotourisme), des extensions plages ou des circuits intégrant la découverte du patrimoine. Aller voir les gorilles au Rwanda, l’histoire en Afrique du Sud, et la culture en Éthiopie, le balnéaire à Madagascar… Les besoins en hébergement se font sentir dans des destinations où, hier encore, aucun touriste n’aurait imaginé passer ses vacances, comme le Rwanda, par exemple.

Le tourisme est encore balbutiant mais déjà, l’offre hôtelière se renforce. L’aérien et les infrastructures s’ouvrent peu à peu. Reste à former et professionnaliser le secteur sur place. La force de l’Afrique réside justement dans sa démographie, et force est de constater que l’avenir est de ce côté-ci de la méditerranée.


Lire le premier volet de notre enquête : [L’Afrique, terre d’opportunités pour le tourisme : I. Quand les grands groupes investissent le business travel]urlblank:

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Juliette PIC
Si mon cœur balance entre Paris et Marseille, j’ai posé mes valises au sein du groupe TourMaG... En savoir plus sur cet auteur

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