Le snacking : manger vite mais manger bien

Montée en gamme du snacking en France



Le secteur du snack prend de l’ampleur d’année en année. Alors que s’approche le salon Sandwich et Snack Show les 1 et 2 avril 2019, où en est le secteur et surtout, où va-t-il ?


Rédigé par Rédaction Hotel&lodgePRO le Jeudi 21 Mars 2019


Le salon Sandwich et Snack Show qui ouvrira ses portes les 1 et 2 avril 2019 porte de Versailles à Paris fêtera ses 20 ans cette année.

Une excellente raison pour revenir sur la croissance rapide et l’évolution du secteur, en partenariat avec le cabinet CHD Expert.

Une croissance exponentielle si on en croit le nombre de point de vente sur le territoire : entre les établissements de restauration rapide, les boulangeries, la livraison ou la vente à emporter et la vente en supermarché, le secteur comptabilise 94 000 points de ventes, dont 41 000 établissements de restauration rapides, qui pèse à eux seuls 19 milliards €.

C’est bien simple, en un peu plus de 10 ans (depuis 2007) leur nombre a doublé.

On compte en moyenne 0,14 points de vente au km2, avec une densité forte dans les grandes métropoles et les centres urbain, avec un pic à Paris, avec 88 points de vente au km2.

Une palette plus large

Si la France a toujours chérie son jambon-beurre, elle a su diversifier son offre. Elle a ouvert ses portes au burger, avant de se tourner vers les sushis, puis les tacos… L’offre de sandwich et snacks « classiques » et le marché du snacking en France s’est élargi : la pizza représente 19% de l’offre et le burger pèse désormais 13%...

Les habitudes alimentaires bougent. Ainsi, 60% des personnes interrogées affirmes se tourner vers une offre de snacking au moins une fois par semaine, pour un prix moyen d’un peu moins de 10€.

Une croissance qui va en grandissant et semble de plus en plus implanté à mesure que les générations changent.

Car si 68% des 35 – 49% choisissent le snacking le midi, le nombre monte à 80% pour les 25 – 34 ans. Chez les deux tranches d’âge, le trio de tête reste le sandwich (respectivement 41 et 48%), le burger (34 et 46%) et la salade (28 et 32%).

Plus de goût et de traçabilité

Mais contrairement aux idées reçues, snacking n’est pas (ou plus ?) synonyme de malbouffe. Avec l’évolution de la société et la transformation du consommateur en consom’acteur, le snacking se fait « healthy », bio et goutu.

« On observe une véritable montée en gamme globale du secteur. Même mes chefs étoilés se sont engouffrés sur le créneau… Les concepts et l’offre s’est premiumisée, valorisant les ingrédients de qualité ce qui a poussé de nombreux acteurs à miser sur le fait maison et fait minute » analyse Sylvie Gaudy, directrice du salon Sandwich & Snack Show.

Une qualité et un esthétique qui paient puisque 74% des personnes interrogées ont une perception plutôt positive de leurs expériences en restauration rapide et notamment dans la restauration rapide indépendante, avec en point de mire l’accueil, le temps d’attente et la qualité.

Après tout, la France reste le pays (de l’impatience et) de la gastronomie !

Lu 332 fois


Nouveau commentaire :

Tous les commentaires discourtois, injurieux ou diffamatoires seront aussitôt supprimés par le modérateur.

JOINT-VENTURE



  • Logo de TourMaG
  • Logo d'Hotel&Lodge

CONTACT



RECHERCHE