Lodgingo : délogement hôtelier et relogement en un clic !

Comment mieux gérer la surréservation hôtelière



Compliqué à gérer, la surréservation fait souvent peur aux hôteliers. Mais la technique, qui permet de réserver plus de clients qu’il n’y a de lit permet de contrebalancer efficacement le no-show. Encore faut-il avoir les outils adéquats.


Rédigé par le Jeudi 9 Mai 2019


Lodgingo propose un service de mise en relation pour aider à gérer le délogement hôtelier
Lodgingo propose un service de mise en relation pour aider à gérer le délogement hôtelier
Petit, mais costaud ! A peine quelques mois d’existence mais Lodgingo semble déjà prête à conquérir le monde.

C’est pendant leurs études que les fondateurs de la start-up ont découvert le principe du délogement hôtelier et du surbooking volontaire.

« On a vu des réceptionnistes appeler les concurrents pour trouver une chambre à des clients en surbooking : ils essaient d’aller le plus vite possible pour ne pas trop gêner le client. En moyenne, c’est 20mn d’attente, et ça peut aller jusqu’à 1h en période pleine » explique Vlad Haias, co-fondateur de Lodgingo.

Un stress supplémentaire pour l’hôtelier et le client, qui pourrait utiliser son arme de destruction massive : le mauvais commentaire sur le net.

Sauf que le délogement peut au contraire être une excellente tactique marketing pour éviter les conséquences du no-show et de l’annulation, qui pèsent tout de même entre 5 et 20% dans le secteur de l’hôtellerie.

Tout le monde gagnant

En jetant un œil sur les quelques années précédentes, on peut facilement se rendre compte que les annulations et le no show interviennent toujours approximativement aux mêmes périodes et dans les mêmes proportions. Une étude qui peut permettre d’évaluer au mieux le bon moment et la bonne dose de surbooking à intégrer dans les réservations.

A cela s’ajoute la start-up Lodgingo, dont la première version est commercialisée depuis la fin septembre 2018.

La plateforme permet de mettre en relation rapidement un hôtelier en surbooking avec d’autres hôteliers de même catégorie ou plus, à proximité, pour pouvoir reloger aisément le client en surréservation.

Vlad Haias décrit le modèle : « Pour le moment, la plateforme intègre un algorithme qui envoie une demande à 16 hôtels de mêmes catégorie et 4 de catégorie supérieure, et le client fait son choix parmi les réponses positives. Le tout en quelques clics, à peine 5mn », et le réceptionniste évite ainsi la menace du mauvais commentaire.

Les établissements se mettent d’accord sur un prix en amont et la plateforme propose aussi un outil de facilitation de la facturation, directement téléchargeable pour faciliter le suivi.

La méthode a le mérite de fédérer les concurrents, qui travaillent ensemble et se facilitent le travail. Résultat : Lodgingo créé un trio de gagnants. Le client, qui va pouvoir dormir dans un établissement similaire ou de meilleure qualité, l’établissement en surbooking qui ne va pas perdre d’argent et l’établissement qui accueillera le voyageur, qui gagne un client inattendu.

Simple, efficace et a priori, sans concurrence : il aura suffi d’une présence à EquipHotel et une autre à Food Hotel Tech pour mettre Lodgingo sur orbite.

Travailler avec les compagnies aériennes

Sur Lodgingo, les hôtels s’inscrivent gratuitement, la plateforme se rémunère grâce à une commission, bien moindre que celle dont les plateformes hôtelières type Trivago ou Booking ont l’habitude : 12% TTC.

En tout cas pour le moment, les retours sont plutôt positifs, et la toute petite équipe compte déjà parmi ses clients 83 hôtels sur Paris et la région parisienne.

Les retours sont positifs mais déjà, une demande émerge, sur laquelle l’équipe commence à plancher, pour un résultat d’ici septembre prochain : passer de 20 à 200 propositions de reclassement.

La start-up va aussi élargir son offre à Toulouse et Lille cet été, et Bordeaux juste après, en s’installant notamment autour des aéroports. Elle intéresse d’ailleurs désormais les compagnies aériennes – du moins une grande compagnie (inter)nationale avec qui la plateforme pourrait bien signer un contrat à la rentrée 2019.

Enfin, à l’international, certains éditeurs de logiciels ont d’ores proposé d’intégrer la plateforme à leur offre de service aux hôteliers : il lui faut donc se pencher sur les possibilités techniques.

La petite société, financée sur fonds propre, s’attend donc à une période estivale intense ; le travail ne va pas manquer d’ici l’automne.

« Nous allons consolider l’existant et continuer l’expansion en visant les zones aéroportuaires et le ferroviaire. Notre ambition ensuite : toucher l’Europe, les Etats-Unis et l’Asie. Ensuite nous regarderons peut-être du côté des investisseurs mais il nous faut d’abord avoir des bases solides » affirme Vlad Haias, avant d’ajouter : « là on doit faire comme Hussein Bolt, faire un carton très vite, puis passer du sprint au marathon. C’est passionnant de démarrer quelque chose de nouveau et de voir jusqu’où on peut l’emmener ». Passionnant, et sportif !

Lu 438 fois

Juliette PIC
Si mon cœur balance entre Paris et Marseille, j’ai posé mes valises au sein du groupe TourMaG... En savoir plus sur cet auteur

Nouveau commentaire :

Tous les commentaires discourtois, injurieux ou diffamatoires seront aussitôt supprimés par le modérateur.

Dans la même rubrique
< >

Mercredi 22 Mai 2019 - 15:23 Paiement en ligne : D-Edge s'associe à PayPal


JOINT-VENTURE



  • Logo de TourMaG
  • Logo d'Hotel&Lodge

CONTACT



RECHERCHE