Réglementation : l'additif alimentaire E171 interdit en 2020

Mesure préventive suite au manque de données disponibles



L'Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l'Alimentation avait recommandé d'interdire l'additif alimentaire E171, c'est désormais chose faite, applicable au 1er janvier 2020.


Rédigé par Rédaction Hotel&lodgePRO le Jeudi 25 Avril 2019


crédit photo : publiée par Brune poirson et le ministère de la Transition Ecologique et Solidaire
crédit photo : publiée par Brune poirson et le ministère de la Transition Ecologique et Solidaire
Le 15 avril 2019, l'Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l'Alimentation, de l’environnement et du travail, l'ANSES remettait un rapport au gouvernement concernant l'additif alimentaire E171 (dioxyde de titane).

L'agence recommandait son interdiction, non pas en raison de danger effectif mais par mesure de sécurité, puisqu'elle n'avait pas pu évaluer les risques et mettait en cause un manque de transparence des fabricants.

Les autorités ont suivi l'avis de l'ANSES et interdit la mise sur le marché de l'additif à partir de 2020.

Le dioxyde de titane est utilisé comme colorant ou bien, comme l'indique Brune Poirson, Secrétaire d'État auprès du ministre d'État, ministre de la Transition écologique et solidaire, "pour rendre plus blancs et plus épais" les produits alimentaires.

On le retrouve notamment dans les chewing-gum, bonbons et pâtisseries industrielles, mais aussi dans des plats préparés, des emballages et films plastiques... Et jusqu'à des dentifrices voire plusieurs médicaments.

L'utilisation de cet additif n'est pas toujours indiqué, mais des listes existent, comme celle de l'Open Food Facts qui est régulièrement mise à jour.

Si elle n'est pas avérée, la toxicité du E171 est dénoncé par de nombreux organismes et classé depuis 2006 comme " cancérigène possible pour l'homme" par le CIRC (Centre International de Recherches sur le Cancer).

Le CIRC pointait du doigt la dangerosité du produit lorsqu'il est inhalé, pointant un risque notamment pour les employés sur les sites de production.

De son côté l'ANSES, avec des universités et instituts, effectuait des études sur l'ingestion des nanoparticules par le rat, démontrant que le produit passait dans le sang puis dans le foie, se retrouvait sur les paroi de l'intestin et du côlon, et altérait le système immunitaire du rongeur.

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