Snapshift : la start-up qui réunit toute la RH en un clic

5 questions à Olivier Severyns, fondateur de Snapshift



Snapshift, la solution « tout en un » pour la gestion des ressources humaines, annonce l’intégration du logiciel de paie Silae. L’occasion pour Olivier Severyns, fondateur de Snapshift de nous décrire les possibilités de sa start-up en 5 points.


Rédigé par le Lundi 25 Février 2019


Snapshift permet de gérer les plannings via des feuilles de présence numérique - crédit : Snapshift
Snapshift permet de gérer les plannings via des feuilles de présence numérique - crédit : Snapshift
Snapshift est créé en février 2016 et part du constat que les ressources humaines sont une problématique à la fois primordiale mais complexe, plus encore dans les domaines de l'hôtellerie et la restauration qu'ailleurs.

Olivier Severyns, fondateur du produit, est un ancien de la restauration et de l’hôtellerie et connait bien la problématique.

D’autant que les activités sont chronophages : les tableaux fait à la main évoluent constamment, les bulletins de paie sont évolutifs, et toute cette paperasse s’amoncelle dans différents dossiers qui pourtant sont tous liés les uns aux autres.

Une activité complexe que Snapshift vise à simplifier en centralisant les différentes infos.

Nous avons demandé à Olivier Severyns de nous expliquer comment en 5 points :

Gérer les plannings

Dans le secteur de l’hôtellerie et de la restauration, l’emploi reste la problématique numéro 1. Au-delà du manque de personnel, les professionnels doivent faire face à un fort turn-over et une amplitude horaire particulièrement large.

D'où l'importance de la gestion du planning, que facilite l'application.

« Dans le secteur, le planning n'arrête pas de changer. On les affiche sur papier que chacun prend en photo pour l'avoir sous la main, on les change, on prévient tout le monde par texto... Avec Snapshift, le planning est géré en temps réel et reste dans la poche des utilisateurs ».

Autre problématique qui entre dans la gestion quotidienne des plannings : les managers suivent les heures de chacun en temps réel et peuvent les transmettre rapidement, et réduit le nombre d'erreurs sur la fiche de paie.

Gérer la comptabilité

Car aux changements des plannings en temps réel s'ajoute la possibilité de générer les fichiers comptable, sur la même application.

« Tout est digitalisé, et consultable sur un seul outil. Cela ajoute de la fluidité et réduit les allers-retours et les risques d'erreurs sur les bulletins de paie ».

Une flexibilité à laquelle s'ajoute l'intégration du logiciel Silae dont Snapshift annonçait l'intégration le 21 février 2019.

Résultat : « les enseignes clientes de Snapshift de transférer automatiquement leurs données RH récoltées par Snapshift pour les intégrer sur Silae sans aucune ressaisie (...) Cet acteur de paie collaborative simplifie et automatise au maximum la production des bulletins de paye en conformité avec les règles légales et conventionnelles pour produire en toute sécurité une paie de qualité ».

Olivier Severyns - CEO de Snapshift
Olivier Severyns - CEO de Snapshift

Gérer les contrats

En parallèle, Snapshift intègre la possibilité d'organiser les contrats des salariés et extras, et tout l'historique pour chacun, fluidifiant encore un peu les échanges.

« La solution intègre aussi des alertes lorsque les CDD ou les permis de travail ou de séjour arrivent à échéance ».

Des possibilités qui existent déjà pour les grands groupes mais qui sont, via Snapshift, désormais utilisable aussi par des TPE-PME.

« Ces données sont bien sur confidentiels, et circulent sur des serveurs en Europe, le tout étant géré comme un logiciel de traitement de données. Par ailleurs, la RGPD prévoit l'obligation de traiter les données employés de manière simplifié pour répondre aux administrations et aux urssaf par exemple ; il est donc nécessaire de disposer des bons outils ».

Un bouche-à-oreille qui fonctionne

Le coût est de 6€ par employé pour gérer jusqu'à 25 personnes. Au delà, le tarif est fixé sur devis ; Snapshift compte d'ores et déjà 1500 clients.

« Nous visons le volume pour entrer dans nos frais et nos revenus sont presque intégralement réinvesti sur la plateforme ».

Et de fait : sur 15 salariés que compte la start-up, 8 sont des développeurs, 2 pour le support client, 3 commerciaux, et 2 s'occupent du service marketing.

« Nous n'avons pas besoin d'un support client trop important car le produit est intuitif et simple. Dans la mesure où 90% de notre clientèle arrive via le bouche à oreille notamment dans les réseaux de franchise où l'information circule vite, nous n'avons pas besoin de trop de commerciaux, qui sont avant tout là pour proposer des démo et aider au paramétrage. Enfin, les missions du service marketing sont avant tout la gestion de contenu en ligne : nos clients sont demandeurs d'actualités ou d'informations juridiques et légales sur les RH, que nous leur fournissons via un blog, mais nous ne comptons pas pour le moment développer cette activité ».

Bientôt, une levée de fond

La croissance continue de Snapshift donne confiance aux équipe, qui prévoient une levée de fonds d'environ 500 000€ avant l'été, visant à tripler la taille des équipe d'ici fin 2019.

Snapshift souhaite étoffer le support client mais surtout les équipes techniques.

« L'idée n'est pas de développer de nouvelles fonctionnalités, le périmètre reste le même mais nous souhaitons aller plus en profondeur, notamment en ce qui concerne la personnalisation, par exemple en intégrant les accords d'entreprise ou la convention collective ».

Le défi à relever pour la start-up : « ne pas devenir une usine à gaz et rester un outil simple d'utilisation. Il faut que chacun utilise le service comme il lui convient, du simple planning pour 2 salariés à la configuration plus élargie pour plusieurs équipes dans des services différents : le produit doit rester très adaptable et flexible, mais toujours simple ».

Et ça marche, Snapshift séduit de plus en plus, et même au delà du secteur. La start-up compte parmi ses clients des Biocoop, des petits supermarchés, des librairies et commerces de proximité... Et même si l'hôtellerie et la restauration reste très clairement son cœur de métier, Olivier Severyns ne s'interdit rien : « Nous ne refusons personne. Nous ne cherchons pas à développer cet aspect, même si cela nous permet de préparer l'avenir. »

Un avenir qui s'annonce prometteur.

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Juliette PIC
Si mon cœur balance entre Paris et Marseille, j’ai posé mes valises au sein du groupe TourMaG... En savoir plus sur cet auteur

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